Personaggi au Manège de la Caserne Fonck

Personaggi

2017© Photo Stéphane Deleersnijder

Ineffable est la mélodie de l’âme. Elle semble noyée dans le magma d’une prégnante adversité. Tel un conte d’une liberté inassouvie, elle vibre au rythme d’une authenticité intime, celle des Personaggi, six comédiens dont le souhait ultime est de se délecter des joies qu’offre le monde théâtral. De partager des vérités universelles dont la félicité ignore les frontières de la raison. Ils s’affairent sur un parterre sombre réalisant de vifs tracés livides de craie qui sculptent de grands papillons et décors floraux évoquant une Nature enchanteresse dont la beauté au tempérament allègre enveloppe la salle de spectacle. Le plaisir de l’expression se traduit avec panache, affranchi de rigides protocoles culturels portés par la virulence des propos d’un metteur en scène à l’accueil inamical.

La brume environnante se dissipe soudainement. L’assistance perçoit alors le reflet de sa propre image au travers d’un miroir, au travers de ces portes de théâtre fictives traversées par les Personaggi. Le public, enclin à la vision d’un monde d’inertie, se métamorphose. Il est à la fois sujet et témoin d’une époque, d’une préfiguration illusoire d’un songe heureux créé par les Personaggi. D’un songe façonnant une utopique humanité, une résilience sociale fantasmée.

 


Une production du Teatro La Ribalta et de Lebenshilfe Onlus de Bolzano (Italie) dans le cadre de la 7ème édition des Rencontres Internationales du Créahm au Manège de la Caserne Fonck (Liège, Belgique)

 

 

Rédaction PROMOTIONNELLE

rédactionbijoux

Un périple autour de la Grèce mène aux confins d’un îlot bleu flottant, là où le ciel diaphane est bienveillant. Scintillement, sublimation, l’œil magique guette.

Sa force est paisible et se pare d’élégance.

Un symbole de foi éclot et fleurit.

Miroir d’un espoir, l’anneau murmure une chaleureuse destinée.

 

A l’initiative de « V-Vassili Custom Jewelry », Vassili Varveris est designer de bijoux haut de gamme.

Découvrez d’autres réalisations sur la page officielle de la marque : V-Vassili Custom Jewelry

 

Portraits d’ARTISTES

BOOK ARTISTIQUE – Conception&Rédaction

Découvrir l’univers créatif de l’artiste plasticienne:

Les peintures de Véronique Descamps


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©Véronique Descamps Technique mixte, 50x70cm, 2015

Frôlant l’anarchisme symbolique, les œuvres de Véronique Descamps sacrifient un contenu formel figé au nom d’une liberté interprétative inégalable. L’artiste consigne dans ses peintures l’habileté d’écrire. Une écriture dépourvue de mots. Métaphorique, suggestive, partisane d’une douce rêverie. Peintre du rejet catégoriel, le titrage des œuvres ne serait que nuisance des signifiés picturaux. La réalité tangible verse dans le simulacre. Elle est chimères et devinettes, aventures et possibles narratifs.

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Capharnaüm : 4 artistes singuliers investissent la salle des pieds Légers au Théâtre de Liège

Déroutante proposition oscillant entre l’enjôleur cocon protégé et la vitrine engageant le tout public, Capharnaüm résulte d’une minutieuse scénographie résidentielle de quatre univers créatifs d’artistes nord européens : Hendrick Heffinck, Nnena Kalu, Selbermann et Pascal Tassini.

Avoisinant une table, lovée sous une chaise,  gisant à même le sol, une salissure d’encre ébène suggère la probable et imminente absence d’un artiste à l’ouvrage. Jouxtant ce plan de travail, des bâtiments et autres constructions industrielles dénotent sur des tons bleutés à encadrements livides aux dimensions régulières sur feuilles de papier A4. Une zone de matériel de confection, d’objets et de réalisations picturales gravitent autour de cette réplique d’atelier de l’artiste allemand Selbermann.

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©2016 Evangélia Konstantinidis
Exposition Capharnaüm—Théâtre de Liège

Lorsque l’attention se voit modifiée par un nouvel horizon visuel et prête une importance à la globalité environnante, le visiteur de l’exposition saisit l’enjeu de l’amoncellement d’objets créatifs insufflés par leurs auteurs. Amas labyrinthiques, chacun des espaces alloués aux créateurs est délié par l’orchestration toute entière des singulières installations.

La fusion des arts et la désuète linéarité

Subversion conceptuelle, l’esthétique, en tant qu’attribut faisant traditionnellement la part belle à toute production artistique, acquiert une connotation presque surannée, où  la  quête du « beau » se voit reléguée au second plan. Progressivement, l’idée, jadis utopique, voulant unir l’art « brut » actuel­ — dit « différencié » ou encore « outsider » — et le contemporain éclos et semble esquisser  un probable mariage des champs. S’essayant à exprimer son individualité, l’artiste dit outsider invente et façonne son art. Souhaitant discourir à propos de problématiques sociétales, l’artiste dit contemporain interroge et provoque à travers son art.

C’est dans la suggestion, et non la monstration, que le visiteur de Capharnaüm peut percevoir sans pour autant voir, une pratique commune entre les deux classifications artistiques : le recyclage et, par extension, la réutilisation d’objets. En d’autres termes, l’appropriation créative d’éléments matériels d’accoutumé usuels et quotidiens.

A l’instar de Christo, groupe d’artistes s’illustrant dans le camouflage textile éphémère de célèbres monuments, un Pascal Tassini enveloppe, emmaillote et enroule. Drapés, voiles, vêtements, des tissus de toutes natures sont prétexte à nouer étoffes et coloris tout aussi variés qu’insolites pour former des œuvres pérennes. Exécution et conception divergente de ses deux artistes pour une volonté de révéler une seconde nature, métamorphosée, construite et toujours fonctionnelle à ces, désormais, créations.

Alors que certains réemploient, d’autres « ressuscitent » ou détournent appareillages et débris divers. Hendrick Heffinck, lui, met un point d’honneur à la conservation et la préservation de ce qu’il récolte, qu’il s’agisse de machines électriques, de fleurs artificielles, de récipients verrés ou de planches en bois. La production humaine gravit l’échelon d’une probable permanence dans le temps.

A outrance, cette nécessité de sauvegarde peut s’élever au rang de dénonciation d’une société de consommation de masse ayant atteint son paroxysme. Partisan d’un art relevant d’un certain militantisme écologique, un Marten Vanden Eynden avec son œuvre Plastic Reef repousse les limites d’une méthodologie artistique du recyclage.

Emberlificotés, les cordages et autres bobines plastiques de formes à vastes  dimensions de Nnena Kalu offrent une métaphore implicite du dialogue entre les deux pôles artistiques, in et out. Traduction subjective d’un vraisemblable malaise intérieur porté publiquement, ces couplages de fils difformes de l’artiste anglaise imagent aussi le récurrent sentiment de chaos submergeant certains artistes contemporains face au monde extérieur, celui  auquel ils se sentent, dans bien des cas, greffés par erreur.

 

 

 

Nicole Daiwaille

Nicole Daiwaille portrait photo

© 2015 Evangélia Konstantinidis
Nicole Daiwaille – Atelier Arts Plastiques au Créahm Région Wallonne a.s.b.l.

L’ « Agenda du bonheur », Nicole Daiwaille ne s’en sépare pas. Avec un titre empreint de légèreté et de béatitude, cet outil de travail fétiche qu’elle emporte immanquablement dans son sac à dos fait office de boussole pour cet usager de l’atelier. En artiste accomplie dotée d’une concentration certaine, Nicole Daiwaille se plaît à planifier scrupuleusement ses activités. Véritable outil de repères dans le temps, son journal de bord fait partie intégrante de son identité créative.

Souvent adepte des grands formats, elle réalise volontiers des peintures sur papier kraft atteignant plusieurs dizaines de centimètres. Mais il ne s’est pas toujours agit de peintures. Depuis plusieurs dizaines d’années déjà, elle manie habillement stylos, feutres, pastels et pinceaux. Ses premières créations, prémisses réduites et simplifiées de son travail actuel, révèlent un attrait incontestable pour la forme géométrique quelle qu’elle soit bien que les figures anguleuses, plutôt prédominantes, dévoilent une tendance privilégiée dans ses choix de représentations graphiques. Visiblement attachée à chacune de ses œuvres, elle traduit cette passion artistique tantôt par ses thèmes de prédilections des débuts, tantôt par une marque indélébile constante qu’elle impose à chaque fin de réalisations, l’inscription de son nom. « Richard », « chagrin d’amour et quatre présentateurs », « Anne Marie Martine Nicole et marraine de Martine » « cheveux chapeau tête regarde toute casque » « 3 femmes robe et homme pantalon jeune femme jupe » « portrait de papa »,… ces quelques inscriptions revenaient inlassablement sur les premiers dessins et autres croquis de Nicole. Parfois dépourvues de couleurs, qu’elle idolâtre pourtant tellement aujourd’hui, ces réalisations du passé effleurent à peine les édifices graphiques complexes qu’elle a désormais pour habitude d’ériger.

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Patrick Hanocq

Patrick Hanocq portrait photo

© 2015 Evangélia Konstantinidis
Patrick Hanocq- Atelier Arts Plastiques au Créahm Région Wallonne a.s.b.l.

Fantasmatique, onirique ou encore idéaliste, l’univers quotidien de Patrick Hanocq est sa muse artistique. Chaque peinture ou dessin au feutre est composé de formes souvent anguleuses où, de la plus petite à la plus imposante, se dissimule une version codée de ses plannings pré établis, réels ou fictifs.

Happé par les méandres de ses réflexions permanentes, Patrick est fréquemment emporté dans des monologues souvent très prolixes. Ses expériences de vie, il tient à les partager. D’apparence intempestive, ses bavardages rituels nourrissent ses idées qui se greffent naturellement sur la toile. Eberly, l’atelier théâtre, l’atelier peinture, l’impro,… sans oublier l’élément crucial qui orchestre parfaitement ces plannings aux airs pré formatés : les heures, les jours, les semaines, les mois,… bref le temps qui s’écoule et laisse des traces. Ces dernières, il ne tient pourtant pas à les consigner dans son travail sous forme de datation des œuvres ou encore en les marquant de son caractère graphique. Lire la suite Patrick Hanocq

Alain Meert

Alain Meert portrait photo

© 2015 Evangélia Konstantinidis   
Alain Meert – Atelier Arts Plastiques au Créahm Région Wallonne a.s.b.l.

Mercredi, on va faire de l’impro, m’en fous ! rétorque-t-il à Alain Winand bien décidé à s’y employer. Improviser, déjouer les règles de l’art et surtout de la conduite, Alain Meert  utilise l’humour et la désinvolture à sa guise. Tenace, comme le précise Patrick Marczewski, cet artiste de l’atelier arts plastiques donne du fil à retordre à ceux qui l’entourent. Insatiable, il multiplie ses œuvres au gré des fantaisies créatives qui l’animent selon le moment. Jonglant souvent entre plusieurs réalisations, il s’emploie à gérer beaucoup de choses à la fois, stimulant ainsi son imaginaire. Abondance de création et abondance créative, Alain Meert expérimente aussi les supports et les modes de représentation. Il s’ouvre aux possibilités et improvise quand l’envie sonne à sa porte.

Défense de lancer une canette de coca sur un train ou un bus! Mis en Garde par un membre de sa famille, Alain Meert se promet de rester vigilant et respectueux des lois et son travail s’en fait ressentir. Imprégné par cette interdiction, les moyens de locomotion deviennent un motif récurrent. Ainsi, le voyage, à présent bien ancré dans ses thématiques, est représenté sous diverses formes. Avant qu’il disparaisse d’entre les murs du Créahm par le plus grand des mystères, il affectionnait particulièrement un projet : celui d’un grand bateau en carton. D’abord seul à bord, il a réussi à embarquer l’équipe qui, finalement conquise, a développé l’idée pour réaliser une vidéo festive pour adresser ses vœux pour l’an neuf en 2011. Lire la suite Alain Meert

Michel Petiniot

Michel Petiniot portrait photo

© 2015 Evangélia Konstantinidis 
 Michel Petiniot – Atelier Arts Plastiques Créahm Région Wallonne a.s.b.l.

C’était en 2005. Le ciel était sombre, brumeux, chargé de nuages tourbillonnants, comme si une pluie noire s’abattait sur la ville. Les toits des édifices longeant le cours d’eau étaient emportés par le courant d’une violente tempête qui se levait. Tournant les talons à ce chaos céleste, de petits bonshommes dans leur canoés ramaient sur les vagues qui déferlaient aux abords des bâtiments. Semblant se confondre au mouvement aquatique, ces silhouettes raides et à la fois sereines offraient un singulier contraste à la dynamique particulière de cette atmosphère. Modestement titrée La Meuse à Liège, cette œuvre de Michel Petiniot représentant le célèbre fleuve qui traverse la cité ardente, incarne le fil d’Ariane de sa production prolifique.

Sous forme d’assemblages à priori hétéroclites, les dessins de cet artiste combinent des  éléments donnant  à voir des patchworks émotionnels homogènes. Gagnant en subtilité avec le temps, l’artiste ajoute une touche d’éclat, un ou quelques éléments rendant un aspect contrasté à chacune de ses réalisations. De façon quasi systématique, les végétaux prennent une allure de nature exotique, les écritures égaient la noirceur du dessin et, en particulier, les cocons familiaux laissent pénétrer la lueur d’un soleil pourtant absent. Caractéristiques, ces contenus  graphiques vêtissent une apparence stéréotypée désormais ancrée comme tradition stylistique pour cet usager. Lire la suite Michel Petiniot